Fêtes de fin d’année en famille : kit de survie à l’attention des Fléministes

On ne va pas se mentir, la moitié d’entre nous détestent Noël. Les repas qui n’en finissent plus, les factures d’électricité démesurées, les cadeaux forcés, les cris des gosses et cette ambiance sirupeuse nous donnent clairement envie de hurler, voire de taper des rennes à coup d’elfes. Ou l’inverse.

Certes il y a aussi ceux qui vivent leur meilleure vie devant les téléfilms de Noël, entre chocolat chaud, pull moche de Noël et décoration instagrammable. Mais que vous soyez associal.e ou sorti.e tout droit d’un cliché de Noël, les réunions de famille sont souvent LE point d’orgue des fêtes de fin d’année.

noël repas

Si, comme moi, vous avez une famille à rallonge, recomposée, nombreuse et un tantinet anxiogène, les préparatifs ont sans doute commencé vers le 15 août (octobre) : où, quand, avec qui, quoi, pourquoi, combien, comment (et c’est fini quand ?). Autant de questions auxquelles, en tant qu’adulte, vous êtes tenu.e.s de répondre. Et auxquelles vous n’avez AUCUNE envie de répondre.

D’autant que chaque année, c’est la même. Alors que bon, finalement, Noël ce n’est pas votre préoccupation majeure. La fin du monde approchant, vous vous tapez un peu de savoir ce que Tonton Mathieu et cousine Calliope vont bien pouvoir vous offrir à Noël, avec ou sans vax.

C’est là, à cet instant précis que la Fléministe entre en jeu. D’aucun vous conseilleront un grand verre de whisky glace (ou du Martini, c’est toi qui vois) suivi d’une infusion de CBD saupoudrée de Xanax.

Tu peux. Tu louperas sans doute le champagne et les cadeaux mais tu échapperas aussi aux traditionnelles disputes/désaccords/accrochages et aux conseils non-sollicités. Mais si pour des raisons diverses et variées l’option anesthésie maison ne peut être envisagée, voici quelques pistes pour ta survie :

Option 1, dite « de toltèque » :

Applique les quatre accords toltèques, qui, en gros, sont :

  • Evite de dire de la merde, sur toi ou les autres. Ou alors, ne dis rien.
  • Prends du recul, tout ne te concerne pas.
  • Cesse de « croire que », demande plutôt.
  • Remplace-le « je dois » par « je peux ».

Option 2, dite « choisie » :

La tradition veut qu’à Noël, on le fasse en famille, avec un sapin, des cadeaux et une dinde. Mais sinon, on peut créer notre propre tradition, suivre nos propres envies, ne rien s’imposer et ne rien imposer non plus. Donc, exit le sapin, cousine Myrtille et beau-frère facho. Bienvenue au Noël entre potes, au ciné, en solo, en amoureux, sans eux, avec vous, avec une soupe ou une raclette… Bref, créez vos propres traditions, ne vous imposez rien (et évitez d’imposer votre moue désapprobatrice aux autres).

(Oui, c’est une façon élégante d’écrire de ne pas faire la gueule, c’est relou pour tout le monde, y compris vous).

fêtes noël

Option 3, dite « du bisounours » :

Souriez. Vous serez tellement concentré.e sur vos dents, que vous en oublierez de vous insurger contre votre exemplaire familial du tonton facho ou du grand-père salace.

Option 4, dite « de l’incendie » :

Arrivez en retard, embrassez tout le monde en disant que le Covid n’existe pas, mettez du Francis Lalanne, et dites qu’on ne peut plus rien dire. Puis attendez dans un coin en savourant le repas de Noël pendant que tout le monde s’écharpe.

Et puis, si pour des raisons qui vous appartiennent vous ne pouvez ou voulez pas fêter Noël, si vous êtes seul.e, si vous triste, si pour vous c’est un sale moment à passer, dites vous que demain sera plus doux.

(Et dites-vous que ça pourrait être pire. Vous pourriez être Xavier Bertrand).

noël dessin

 

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