Doit-on ghoster ses ami.e.s ? (Spoiler : oui)

J’ai des amies d’enfance. Et des ami.e.s d’adultes. J’ai des potes, des copines, des BFF, des potes de boulot, des potes de potes… On se croise, on se voit, on sort, on se textote. Et puis des fois, on se ghoste. Une semaine ou deux. Des mois parfois. On s’envoie des cœurs sur Insta et des pouces sur Facebook, mais pas plus.

Parce qu’à ce moment-là, dans cette période-là, et avec cette personne-là, on n’a pas envie. Ou simplement, on n’y arrive pas.

On l’aime toujours autant, mais là, ce n’est pas possible. L’une de mes amies me connaît tellement par cœur, qu’elle le sent de loin. Elle sait dans mes silences, que devant elle, je serai trop fragile. Alors elle attend.

Et puis il y a ces amies d’enfance, que je connais depuis mes 13ans. On ne s’est pas vues depuis 5, 7, 10 ans. On se suit sur les réseaux, on se parle peu. Et puis un soir, on s’échange 50 messages en deux heures. Et puis silence. Elles savent. Je sais.

Il y a celles que tu vois tous les jours, et que du jour au lendemain, tu vas éviter. Quelques jours tout au plus. Mais ces jours-là, égoïstement, parce que tu n’oses pas, parce que tu ne vas pas bien, parce que la dernière fois elle a dit ou fait quelque chose qui t’a gênée, tu bottes en touche. Les mêmes qui te ghosteront quelques semaines pour les mêmes raisons, 6 mois plus tard.

Ces amitiés que l’on aime, que l’on chérit même, mais qu’on ne peut supporter qu’à petite dose.

Comme cette meuf à qui tu confierais ton enfant, que t’appelles à 18h un dimanche en pleurs, qui sait tout de tes pires galères, à qui tu réponds à toute heure du jour et de la nuit, quitte à sortir en pyjama pour l’aider. Cette même amie que tu évites sagement pendant des semaines. Sans raison. Parce qu’en fait, tu sais (je sais, vous savez, nous sachons) que là, aujourd’hui, tu ne la supporteras pas. Tu l’aimes. Elle, et les autres. Mais pas maintenant.

Ou celle que tu adores mais avec qui tu n’as ABSOLUMENT plus rien en commun. Avec laquelle tu évites certains sujets, et du coup que tu évites parfois tout court.

Ou celui avec qui tu traînes un mensonge par omission depuis des années et à qui, selon l’humeur et le temps, tu préfères carrément ne pas parler, histoire de ne pas gaffer.

Et celle qui décommande au dernier moment avec les excuses les plus WTF du monde… en vrai, elle a le droit.

Tout comme j’ai le droit de ne pas les aimer tou.te.s, tous les jours, à chaque seconde.

Chaque ami.e correspond à une partie de notre personnalité, de nos goûts, de nos envies, de nos convictions, de notre humeur. Mais parce que personne n’est linéaire, nos amitiés ne le sont pas non plus. Et c’est ok.

C’est ok de ne pas les rappeler tout de suite. De chercher des excuses. D’annuler. D’oublier. D’éviter. D’avoir la flemme en fait. La flemme d’aller bien, de faire semblant d’aller bien aussi.

C’est ok d’être vous, sans jugement. Ni le vôtre, ni ceux des autres. Ne vous méprenez pas, ces petits mensonges, ces ghostings, les vrai.e.s ami.e.s n’ont pas besoin de savoir pour comprendre. Ils s’en foutent. Ils vous aiment en entier, même lorsque vous ne les aimez pas.

Le tout est aussi de les aimer quand eux ne vous aiment pas, parce qu’avouons-le, pour ghoster vos ami.e.s, c’est que vous n’êtes pas très aimable finalement…

 

 

56341cookie-checkDoit-on ghoster ses ami.e.s ? (Spoiler : oui)
Partager cet article via :
Start_bitching

Start_bitching

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Back to top