Judit Polgár : la Dame sans échec !

Avec le succès de la série Netflix “Le jeu de la dame“, les échecs sont revenus dans l’actualité. Et récemment, j’ai vu un tweet sur ce sport cérébral où un internaute disait que les femmes ne savaient pas jouer aux échecs. Ni une, ni deux, je suis parti à la recherche d’une joueuse d’échec talentueuse et reconnue: Judith Polgár. Alors échauffez-vous les méninges! Car dans cet article, comparé aux précédents, il ne s’agit pas de courir !

Judith Polgar

Judith Polgár est une joueuse d’échecs d’origine hongroise. Elle est la meilleure joueuse d’échecs de la fin du 20eme siècle, et assurément l’une des meilleures de tous les temps. Elle devient même en 2002 la première femme à battre Garry Kasparov lors d’un tournoi opposant les Russes au reste du monde.

Judith Polgar

Un parcours fulgurant très jeune

Judith est initiée très tôt aux échecs par son père. Il entend démontrer que le génie n’est pas inné et que l’on peut atteindre l’excellence par l’entraînement dans n’importe quel domaine. A 12 ans elle fait partie de l’équipe nationale Hongroise avec ses deux sœurs. Ensemble, elles remportent l’Olympiade d’échecs de 1988 puis de 1990. Ces performances la classe 55e joueuse mondial.

Elle continue son ascension en devenant Grand Maître International à l’âge de 15 ans. Elle bat ainsi le record de précocité pour l’obtention de ce titre qui datait de 1958. Judith enchaine les matchs et les victoires, battant les champions masculins de la discipline (Boris Spassky, Anatoli Karpov, …).

A la fin des années 90, elle intègre le top 10 mondial devenant la 1ère femme (et la seule encore à ce jour) à arriver à ce niveau. Classement qu’elle occupera pendant 8 années consécutives. Puis dans le milieu des années 2000 elle restera plus d’une année sans jouer, ce qui la fera sortir des classements. Mais Judith est tellement talentueuse qu’elle reprendra sa place de 8eme mondial à la fin de l’année 2005 après de nouvelles performances remarquables.

En parallèle de ses exploits, elle se marie et fonde une famille. En 2014, elle prend sa retraite échiquéenne. Plus récemment, en 2018, elle commente les match de différents tournois ainsi que des championnats du monde.

Judith Polgar

Son match historique

Septembre 2002. Un tournoi “Russie contre le reste du Monde” est organisé. Des joueurs et joueuses du monde entier affrontent alors les russes considérés comme les meilleurs joueurs du monde. D’ailleurs le n°1 mondial et un certain… Garry Kasparov, de nationalité Russe ! Grace à son jeu, Judith bat Kasparov et devient la 1ere femme à le faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La série “Le jeu de la dame”

Judith est revenue sur le devant de la scène dans les médias suite à la sortie de cette série centrée sur les échecs. Voici ce qu’elle en pense: “La série, c’est bien, mais ça ne suffira pas. Il faut faire entrer les échecs dans les écoles. Les échecs donnent des outils pour la vie, comme la logique, la résilience, la capacité à trancher, à accepter une défaite, ou même à maitriser l’euphorie d’une victoire. Ça rend plus fort.”

Elle souhaite davantage ouvrir la discipline aux filles qui ne représentent que 5% des joueurs classés. Car contrairement à la série (qui se déroule dans les années 60), à cette époque-là il n’y avait aucune championne d’échecs. Elle dénonce également le sexisme qu’elle a subi. Certains joueurs refusant de lui serrer la main. Un autre s’est même tapée la tête contre la table après une défaite contre la championne hongroise.

Anecdote

Judith Polgar n’a que très rarement participé à des tournois féminins, son niveau étant trop élevé ! Elle était donc aussi très souvent la seule femme en lice dans les concours “masculins”. Déjà à son époque, elle défendait la présence des femmes dans les compétitions: « Je dis toujours que les femmes devraient être suffisamment confiantes dans le fait qu’elles jouent aussi bien que les hommes, à la seule condition qu’elles soient prêtes à autant travailler et à prendre cela aussi sérieusement que les joueurs masculins ».

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kobaye

Julien

Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous...et plus il y a de trous, moins il y a de gruyère !

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