Un matin, ça ne sert à rien

Je me faisais cette réflexion en sirotant mon café avant de démarrer ma journée de travail : « C’était si facile, les matins, avant ! »

café matin

Avant quoi ?

Ben, avant les enfants, pardi. Avant, mon réveil sonnait une demi-heure avant mon départ pour le travail, je m’habillais, je mangeais un truc rapide, j’enfilais ma veste et je filais. Simple, rapide, efficace.

Depuis le Grand Changement (aka « je suis maman »), je me lève une heure avant le départ du bus de l’école. Je commence par réveiller mes loupiots. C’est toujours un petit plaisir : ils sont tous chauds et ils sentent merveilleusement bon le sommeil (il paraît que ça change à l’adolescence. Je parle de l’odeur). Je réveille le plus tendrement possible, avec des petits bisous sur le visage et dans le coup. Puis je serre très fort et je tente de trouver une phrase de motivation « Aujourd’hui, à l’école, il y a gym yahouuuuu ! ».

Généralement je suis accueillie par un grognement assez mignon (il paraît que ça, ça change aussi à l’adolescence. Stay tuned).

D’abord, on s’habille

enfant qui s'habille

Puis je vais me doucher et m’habiller rapidement (les yeux rivés sur ma montre). De la salle de bain, je continue mes phrases de coaching « Allez ma choupette ! Viens vite près de moi ! Mon chéri adoré ! Dépêche-toi j’ai envie qu’on ait le temps, ce matin ! Venez, on va s’habiller-câlin !» (S’habiller-câlin est un concept unique : ils restent dans mes bras et je fais tout le boulot.)

Ils débarquent lentement avec une aura de sommeil, et la journée commence. Ma fille veut choisir ces vêtements, on en discute (« Ah vraiment ? Cette jupe sous la robe ? Bon tu fais comme tu veux. Non il faut mettre un pull c’est vraiment obligé il fait froid, mais vraiment, cette discussion tous les matins, hein »).

Mon fils met ce que je veux, excepté les slips et le pantalon. Il veut être « confortable » et les critères sont généralement : le plus vieux slip du monde et le jogging le plus troué qui existe, refusant obstinément les jeans parce que « ça frotte ». L’armoire n’est à présent plus composée que de pantalons à trous, et vu mes compétences en couture, bah, ça restera comme ça pour l’instant on verra ça plus tard (phrase que les gens organisés ne prononcent jamais).

Après, on mange

Ensuite, le petit-déjeuner. Ils n’ont, en général, pas très faim, je dois faire du forcing pour leur faire avaler quelque chose de pas trop sucré. Une fois qu’il est servi, je commence à préparer le pique-nique. Tout en continuant le coaching : «  Mangez, regardez l’horloge, le bus passe dans 20 minutes, dans 10 minutes, dans 5 minutes ALLEZ ON MANGE ! »

Ma fille se sert un jus de pomme, elle renverse, j’éponge tout en épluchant les carottes pour le pique-nique, mon fils dit à sa sœur qu’elle est nulle, elle lui rétorque qu’il pue le caca de cheval, ça dégénère, je dois intervenir, « on n’a pas le temps de se disputer les gars GO ON TERMINE DE MANGER LE BUS ARRIVE ! »

On me répond que je mens, que le bus n’est même pas là, d’abord.

On … fait le reste

enfants matin

Je demande à ce qu’ils montent brosser leurs dents, mais la petite vient de démarrer un puzzle et… où est mon fils ? Ah ! Il joue avec son train, mais enfin, les loups !

Je saisis les brosses à dent, je mets le bon dentifrice sur chaque (ben oui ils ont des goûts différents), et je brosse les dents de ma fille pendant qu’elle range le puzzle en hurlant à mon fils de descendre mettre ses chaussures et son manteau, et je me rappelle que j’ai totalement oublié de mettre leur collation et de remplir leurs gourdes, viiiiiiiite mauvaise mère ils vont crever de faim ces pauvres chéris. La question de savoir si mon fils a fait ses devoirs m’effleure mais je décide de l’ignorer.

Les dents sont brossées, reste à enfiler les chaussures et les manteaux et c’est bon. Ah non, vite les cheveux, les attacher (oui, ma fille ET mon fils), mettre des pinces, hop on ingurgite la vitamine D, tout le monde est prêt, voilà le bus arrive (j’ai cette chance qu’il se gare juste devant la maison), j’enfile une veste, je saisis la bombe de répulsif contre les poux (ces saloperies ne s’arrêtent jamais, même en période de pandémie) et j’en asperge généreusement les chevelures-à-poux-comme-maman (« sinon, on rase »).

On arrive tout près du bus en courant et ZUT J’AI OUBLIÉ LES MASQUES, je pique un sprint fabuleux, aller-retour éclair, tout le monde a son masque, ses mallettes, c’est bon, on monte dans le bus, je salue l’accompagnatrice en soufflant mes poumons puisque je sais à peine parler suite à mon record du monde passé inaperçu, et bonne journée mes amours !

La porte d’entrée étant à présent refermée, je souffle. Allez hop, un café, et la journée professionnelle commence.

Vivement demain matin.

 

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Belge&Brune

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