Il était une chanson… Et il était une voix…

Il était une chan…

Il était une voix.

 

(Suite et fin)

 

Janis Lyn Joplin…

 

… quitte le Big Brother and The Holding Company en 1968 afin de former un nouveau groupe le: Kozmic Blues Band…

 

 

…laissant alors les sonorités Rock pour celles du Blues, du Funk et de la Soul dans lesquelles, elle semble trouver son équilibre artistique.

Ensemble, ils vont sortir l’album :

I Got Dem Ol’ Kozmic Blues Again Mama !

Porté par des titres exceptionnels tels que Kozmic Blues et Summertime, l’album finit par devenir disque d’or courant 1969 et est reconnu comme supérieur en terme d’enregistrement et de musicalité par la presse spécialisée.
Il n’atteint, cependant, pas la réussite populaire de Cheap Thrills, les avis des fans de la première heure étant alors plus partagés.
De plus, lors de leurs passages à la télévision, Janis semble avoir de plus en plus de mal à dissimuler, même derrière l’exutoire d’un micro, sa consommation d’environ 200$ quotidienne d’héroïne et ses excès amoureux.

Cette année 69 est autrement déterminante pour Janis qui était devenue, presque malgré elle, égérie du courant “Flower Power”. Elle avait rendez-vous avec un évènement qui allait marquer le monde musical, et au-delà, à jamais…

Woodstock

 

 

Ça devait être un festival comme un autre, organisé sur deux jours sur le terrain d’un fermier pouvant accueillir 50 000 personnes maximum.
Toutes les plus grandes personnalités du mouvement hippie des années 60 (Bob Dylan, Joan Baez, Jimi Hendrix, Joe Cocker, Santana, pour ne citer qu’eux) seront au rendez-vous. Le public aussi.
Presque un demi-million de personnes sont venues, malgré la pluie.
Le Kosmic Blues Band devait passer le 16 août à 21h. Mais le festival dépassant toute attente et échappant au contrôle des organisateurs, il y aura du retard…
Janis se sentait dépassée par les évènements. Ou, plutôt : ne se sentait pas à la hauteur de l’événement.
Et comme il fallait prendre son trac en patience… Elle a bu, en grande quantité et consomma de sa drogue préférée.

C’est le dimanche 17 Août, vers 2h30 du matin, qu’elle entame les premières notes de son répertoire, la voix éraillée et passablement éméchée…
Bien que le public présent l’accueillera, malgré tout, chaleureusement, sensible à son inaltérable aura, elle sera en dessous de tout de l’aveu de son groupe, de ses proches et de son manager, qui s’opposera d’ailleurs à ce que sa prestation soit retenue dans le film réalisé pour l’occasion.

Si elle sera, par écho du festival, toujours bien une icône du féminisme et du mouvement hippie auprès du grand public, Janis Joplin et ses proches savaient qu’elle avait là manqué son rendez-vous avec le destin…

Le chant du Cygne

Début 1970, Janis Joplin dissout son groupe et en février, elle part prendre du repos (désintoxication sous-entendue) avec son amie et costumière : Linda Gravenites au Brésil.
Elle y rencontre David Niehaus. Un jeune homme, passionné de photographie, qui vient de finir ses études et entreprend de réaliser un voyage autour du monde.
Ils vont partir ensemble durant deux semaines au Salvador mais Janis va être rappelée par son amour de toujours, incarné par son producteur..: la musique !
Choix cornélien..entre celui d’une nouvelle vie, saine, loin des projecteurs et avec un homme, sain, ne consommant pas de drogues.
Et celle de sa passion de toujours…

(Rep à ça LaLa Land !!!)

Janis repart pour les États-Unis, rejoint quelques jours plus tard par Niehaus… Elle lui propose de devenir son collaborateur personnel et de partir en tournée avec le groupe qu’elle s’apprête à former alors.

Elle n’avait jamais proposé ça, à personne !

Mais en retrouvant un studio, Elle retrouva aussi le chemin de l’héro. David ne pouvait supporter ça, son auto-destruction.Il lui propose, la supplie même alors ! de partir faire le tour du monde avec lui…Puis partira…

Seul…

Cry Baby !

– C’est cette chanson que j’ai choisi pour clore ma Story Janis Joplin. –

Full Tilt Boogie Band. Tel sera le nom du dernier groupe, avec lequel Janis se produira. Ils vont partir en tournée dès le mois de mai 1970. Ces performances sont considérées comme les meilleures de sa carrière.
Puis, allez savoir exactement pourquoi, un soir, lors d’un concert.. Tout lâche.. Tout la rattrape.. Après un concert, tout au long duquel elle se confiera sur sa vie privée, ses échecs amoureux et une interprétation de sa chanson Tell Mama. Elle s’effondrera, ivre, usée…

La tournée est alors interrompue mais Janis souhaite aller au bout de l’enregistrement de leur album: “Pearl”  dans lequel figure donc la chanson Cry Baby.
La chanson, à l’origine, n’est pas d’elle, c’est une reprise de Garnett Mims.
Et pourtant, comme pour ma première partie, il semblerait qu’aucune chanson n’ait autant été appropriée pour et par Janis.

Tant elle semble raconter son histoire d’amour avec David Niehaus.
Tant elle semble résumer le mal-être d’une vie…
Tant elle semble être un de ses derniers cris…

Le 03 Octobre 1979, elle passe au studio écouter les derniers arrangements de l’album Pearl avant d’aller prendre quelques verres au bar du coin…
Elle sera retrouvée inanimée, à 1h40, le 04 Octobre, d’une overdose.
De drogue, d’alcool. D’une vie hors norme et sans (ou trop) d’amour.
Un chèque de 2500 $ signé avec un mot :

“Drinks are on Pearl”
(* La tournée est pour Pearl)

Son dernier surnom, le titre de son dernier album…
L’étoile montante à filée à l’âge de 27 ans. Non sans continuer, plus de 50 ans après, à illuminer nos discographies.

Et pour l’heure, toujours, Il était une chanson et il était une voix, celle de Janis Lyn Joplin interprétant Cry Baby.

“Post Générique”

18 septembre 1969. Janis Joplin est en tête à tête avec un ami proche répondant au nom de Jim Morrison. Ils boivent une bouteille de blanc et trinquent à un de leurs amis (Un temps amant, même, selon la légende pour Janis) qui vient de disparaitre…
Un certain Jimi Hendrix.
Jim annonce à Janis qu’il renonce à la musique et part vivre à Paris pour mener une vie plus calme et s’adonner à l’écriture.Une accolade, puis un au revoir qui sera un adieu, puisque Janis disparaîtra une poignée de jours plus tard…
Et que Jim s’éteindra peu de temps après, à Paris, à l’âge de 27 ans…
Aussi…
Et, Ah ! Vous ai-je déjà dit qu’en cette date du 18 Septembre 1979, “Ce” Jimi Hendrix, s’éteignait à l’âge de 27 ans…?

Vous l’aurez compris, on se retrouve bientôt, pour reparler du “Club des 27″…

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Brice

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