Et gagnagna et RAGNAGNAS !

Nous les filles, tous les mois, on a la chance de perdre du sang tout en étant d’une humeur de dogue allemand, avec, en surplus, un mal de ventre extrêmement désagréable (un peu comme si on avait mangé trop de frites, mais longtemps, et tout ça sans même en avoir mangé). La douleur varie d’une femme à l’autre. Certaines ne savent même plus se lever. A ces symptômes communs s’ajoutent parfois des maux de têtes, et une petite dépression, ou tout à la fois.

TOUS. LES. MOIS.

Cachez ce sang que je ne saurais voir …

J’ai tout essayé pour éviter les maux de ventres et la dépression, rien n’y fait, j’accepte. Les sautes d’humeurs, j’arrive à les anticiper, et souvent je préviens « attention, hormones ! ». Parfois, mon homme dit des trucs pour m’emmerder, juste pour me voir démarrer au quart de tour, puis il fait le bruit d’une Ferrari qui démarre en trombes, et on rigole (puis après je pleure parce qu’il y a une tache sur le plan de travail, mais c’est rien, ça passe).

J’ai donc cherché à agir sur le confort, à savoir : « comment protéger ses vêtements sans que la vie devienne un petit enfer ». Voici les phases par lesquelles je suis passée :

1. Les serviettes

Quand j’ai eu mes règles pour la première fois, j’avais 14 ans. A l’époque (oui, je suis vieille, quoi ??) il n’existait comme solution que les serviettes et les tampons. J’ai commencé par les serviettes, qui me semblaient assez simple d’utilisation. Très vite, j’ai déchanté : j’étais mal, mais en plus c’était hyper inconfortable, cette sensation de macérer dans de l’humidité et la chaleur, l’impression que se développaient des tas de trucs dans ma culotte, malgré les pubs où on verse du liquide bleu azur dans un filtre en coton immaculé et où les femmes sont belles et fraîches comme la rosée du matin. Pour me sentir bien, je devais en changer tout le temps. J’ai très vite dit « halte là ! Je veux un endroit sain ! ». En plus, la quantité de déchets m’a très vite saoulée.

2. Les tampons

J’ai commencé avec l’applicateur, tout d’abord, pour apprendre, puis j’ai très vite adopté le petit tampon glissé partout dans mes poches, dans mes sacs, que j’utilisais toujours avec un protège-slip parce « qu’on ne sait jamais ». En plus le tampon, c’est biodégradable, donc ça faisait moins mal à ma sensibilité écologique. Par contre le protège-slip, bon. J’ai utilisé ce système pendant de nombreuses années. Facile, discret, on peut en changer quand on veut, et surtout, fiable durant des heures.

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’en fait, justement, porter un tampon pendant très longtemps, c’est dangereux ! Déjà, certains ont des composants toxiques que l’on fait ingérer à notre corps (merci), et ensuite, très récemment, on a beaucoup parlé du « Syndrôme du choc toxique ». Très rare, mais fatal. En (très) gros, la stagnation du sang dans le vagin fait proliférer des bactéries qui peuvent provoquer la mort. On en peut pas mettre un tampon plus de 4 heures d’affilée ! Attention les filles il faut mettre son réveil pour aller changer CE PUTAIN DE TAMPON !

Donc moi j’ai eu la chance d’éviter la mort pendant plus de 15 ans, parce que j’avoue que je mettais un tampon le matin, et que si je n’avais pas l’utilité d’en changer avant, j’en mettais un autre le soir pour être tranquille et évidemment, je dormais comme un bébé jusqu’au matin.

3. La cup

La cup est une petite coupe en silicone que l’on introduit dans le vagin (non sans mal, il faut pas mal de pratique) et qui récolte le sang. Il suffit de vider la cup, la laver, l’ébouillanter et la remettre.

Cela me semblait idéal pour éviter les déchets, et les composants toxiques. En plus, c’est environ 20€ pour quelques années.

Attention, pour la cup, c’est comme pour les tampons : il faut la retirer régulièrement pour éviter la stagnation du sang dans le vagin (soit toutes les 4 heures), et la stériliser ! Pas simple de trouver des endroits adaptés pour changer la cup, à savoir une toilette avec de quoi se laver les mains, et il faut évidemment une prise électrique pour y brancher sa bouilloire qu’on emporte partout afin de la stériliser avant chaque utilisation.

Personnellement, ça n’a jamais marché. Je me disais que mon vagin était trop large. (Ne vous méprenez pas: j’ai accouché 2 fois). Ça coulait sur les côtés (donc protège-slips), et parfois, le matin, en m’éveillant, il y avait une sorte « d’appel d’air » qui faisait que ma cup se vidait d’elle-même… dans mon lit. Merci. En gros, malgré l’essai de plusieurs tailles, c’était trop galère.

Et je n’ai jamais trouvé de bouilloire électrique de poche.

4. Les serviettes et protection en tissus (j’ai pas essayé)

Nan mais laissez tomber c’est déjà suffisamment galère avec les serviettes de craindre les fuites, si en plus il faut en acheter 50 pour les laver et les trimballer sales dans mon sac à main… non.

5. Les culottes de règles

Tadaaaaaaa ! J’ai trouvé LA solution à tous mes problèmes en même temps. Une culotte par jour et par nuit, différentes épaisseurs, on y est bien, elles sont même jolies (oui mon chéri, c’est con, j’ai mes règles), il n’y a pas de fuite (j’ai testé dans des conditions extrêmes), facile à laver (rinçage à la main, lavage à 30°en machine).

La première fois, on n’est pas à l’aise parce qu’on ne sait pas combien de temps ça va tenir, mais rassurez-vous : ça tient. Le sang est absorbé directement, on n’a pas cette sensation de macération qu’on a dans une serviette, il n’y a pas d’odeur (ah oui, très important ça !), on ne cherche pas après une toilette hyper adaptée à nos besoins, on est cool et fraîche comme dans une pub de tampon, habillées en blanc pour jouer au tennis (alors qu’on crève quand même de mal au ventre, on va pas se mentir).

C’est relativement nouveau, comme concept, et il en existe plein de marques. C’est assez cher à l’achat, mais si on fait le calcul par rapport à nos dépenses en protections en général, on est largement gagnantes. Je ne vais pas faire la pub pour l’une ou l’autre marque, puisque chacune a ses critères. Les miens étaient « coton écologique, entreprise pas trop loin, bonne rémunération des employés, entreprise éthique ». Alors oui, les miennes étaient assez chères, mais je ne regrette rien. Elles ont été fabriquées à la main, et il y avait même le nom de la dame qui l’a faite sur un petit autocollant dessus. Merci Marie, elle est top !

Personnellement, je prévois 3 culottes légères pour les jours de flux léger, 5 épaisses pour les jours de grosses pertes (une la journée, une la nuit), et je fais souvent une machine pendant le cycle parce qu’il m’en manque une ou deux, mais je suis assez cool avec ça.

Voilà, je trouvais ça important de partager mon expérience, parce qu’on est toutes dans la même galère, même s’il y en a qui souffrent plus que d’autres.

Autant se faciliter la vie, elle est déjà suffisamment difficile comme ça.

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Belge&Brune

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