50 nuances de “non”

La vie n’est pas facile pour les hommes en ce moment. Entre le hastag #BalanceTonPorc, la parole des femmes qui se libère, Roland-Garros et le tour de France qui se déroulent en septembre… bref tout fout le camp ma p’tite dame. “On peut pu rien dire, on peut pu rien faire” comme dirait Roger du bistrot des sportifs à côté de la gare de Nouilly-sur-Oise, entre deux verres de Ricard, une poignée de cahuètes dans la main.

Heureusement pour vous, voici 4 situations que j’ai décryptées pour vous afin de comprendre toutes les nuances de “non” des femmes, parce qu’entre nous, on sait très bien que des fois elles disent “non” mais bon… hein ? On s’est compris.

 

Le “non” de fin de soirée

La soirée s’est bien passée. Après quelques préliminaires à base de regards brûlants, vous avez passé la seconde et avez osé sauter le pas. “Barman, un verre pour la miss, c’est pour moi !”, le tout accompagné d’un clin d’oeil complice et lourd de sous-entendus à la demoiselle qui se sera laissée prendre dans vos filets.

Quelques verres plus tard (vous n’avez pas fait les calculs, mais vous espérez que c’est un investissement qui rapportera), alors que les autres commencent à partir, vous lui proposez avec douceur d’aller boire un dernier verre chez vous ou chez elle. Et évitez la blague éculée “chez moi et chinois ?”, c’était drôle du temps des Inconnus, mais il faut vous faire une raison, c’était il y a presque 30 ans.

Et là, c’est le drame, elle vous répond “non”. Mais pas de panique,  je vous sens désemparé. Que faut-il comprendre à ce “non” ? Et bien c’est assez simple. Elle n’a pas envie. Voilà. Je vous l’accorde, celui-là n’était pas facile. Allez on passe à un autre cas.

 

Le “non” pour le numéro de téléphone

Assis sur une chaise à une terrasse d’un café (mais si rappelez-vous, à l’époque où un virus sournois de nous empêchait pas de sortir), vous sirotez une boisson quelconque avec des amis quand tout à coup, sans crier gare, une personne de la gente féminine correspondant à vos goûts (c’est à dire une personne de la gente féminine, tout simplement) s’assoit elle-aussi à ce café. Ni une, ni deux, vous sautez sur elle sur l’occasion pour l’aborder et lui sortir votre baratin habituel qui marche si bien quand vous êtes seul face à vous-même devant le miroir de votre petite salle de bain de célibataire.

Malheureusement, vous êtes tombé sur une coriace qui ne semble pas intéressée, la goujate. C’est proprement scandaleux, certes, mais elle ne s’arrête pas là, elle ose carrément vous dire “non” quand vous lui demandez son numéro de téléphone. Non mais je vous jure. Alors que comprendre ? On est bien d’accord qu’en fait, dans sa tête ce n’est qu’un test et qu’avec un peu d’insistance, vous remporterez l’épreuve et le trophée d’immunité ? Et bien non. Figurez-vous que ce “non” signifiait bêtement qu’elle n’était pas intéressée et que c’était une façon polie, courtoise et rapide de vous demander de bien vouloir retourner à votre place d’origine pour déguster votre précieux nectar avec vos amis.

 

Le “non” après s’être fait raccompagner

On est gentleman ou on ne l’est pas. Vous, vous l’êtes assurément. Alors quand Marie a demandé si une âme charitable pouvait la ramener chez elle, vous n’avez pas hésité une seconde. D’autant que vous vous êtes fait de l’oeil toute la soirée, alors s’il y a moyen de moyenner, on va pas se gêner !

Le trajet se passe bien, vous discutez bien malgré l’heure avancée et quand, enfin, vous arrivez devant chez elle, il est normal (non), en tant que gentleman, d’exiger une compensation. Oui mais voilà que la demoiselle vous répond “non”. Peu importe ce que vous lui avez demandé ou comment vous le lui avez demandé, d’ailleurs. Alors qu’en penser ? Après tout, vous avez fait un gros détour pour la ramener dans son coin paumé ! Et puis ce “non”, c’est peut-être juste pour vous inciter à insister un peu, pour pas passer pour une salope. C’est bien connu. 

Ou alors…. Ou alors, elle voulait juste dire “non”. Le genre de “non” qui veut simplement dire qu’elle n’en a pas envie. Tout simplement. Mais ok, il était compliqué celui-là aussi.

 

Le “non” au lit

Ce soir c’est le grand soir. Si. Vous êtes avec la fille que vous convoitez depuis un moment et vous avez sorti le grand jeu. Un beau resto, un repas préparé à la maison ou que sais-je encore. Quoi qu’il en soit, vous êtes à la maison, juste à côté de celle qui fait battre votre coeur et votre désir monte à la vue de ses lèvres pulpeuses et de son beau décolleté.

C’est sûr et certain, avec tous les signes qu’elle a envoyé toute la soirée, comme par exemple…. et bien par exemple ce décolleté, déjà, hein ? On en met pas si on a pas une petite idée derrière la tête, c’est clair ! Bref, vous l’embrassez fougueusement, passionnément, mais voilà que mademoiselle vous dit “non”. 

Vous le savez bien, vous, qu’avec un décolleté et une mini jupe comme ça, ce “non” veut dire “oui”. On vous la fait pas !… À moins que vous vous trompiez finalement, que ces vêtements n’avaient rien à voir et que ce “non” signifie bêtement “non je n’ai pas envie, une autre fois peut-être” ? C’était pas évident, je vous l’accorde.

 

Non, c’est non

Alors finalement, qu’a-t-on appris de toutes ces situations et de toutes ces nuances de “non” ?

Et bien… que “non”, c’est non.

Il n’y a pas vraiment à réfléchir, en fait. Si on vous dit “non”, prenez-le bien et prenez-le surtout comme un “non”. Arrêtez de penser qu’il y a un sens caché.

Et si un jour, vous tombez réellement sur un “non” voulant dire autre chose, alors votre partenaire vous le fera comprendre.

Mais a priori “non”, c’est non.

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Super Marmotte Volante

Super Marmotte Volante

Promis demain je trouverai une meilleure description.

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