La positive solitude ?

Je vis seul. La solitude, je la vis au quotidien. Pendant le confinement, je suis resté seul dans mon appartement, entre télétravail, préparer à manger, faire la vaisselle, regarder la télé. Vous êtes déjà en train de vous dire que je vais vous sortir un récit triste et pathétique, un long texte pour vous exprimer toute la détresse de ma vie. Et bien en fait, pas du tout, puisque être seul c’est génial, j’ai absolument adoré passer ce confinement seul chez moi !

La solitude, c’est cette manière égoïste de ne penser qu’à soi-même. C’est le temps de prendre soin de soi. La solitude, c’est un immense bonheur et une immense rareté. Qui a osé vous faire croire que c’était triste la solitude ? C’est au contraire très positif, ça vous fera du bien !

 

La solitude peut être belle

Je suis tombé il y a quelques temps sur le court-métrage de Thibaut Buccellato, « Someone, Somewhere ».

(Le court-métrage est en anglais, mais de nombreuses langues sont disponibles en sous-titres dont le français.)

L’histoire est simple, deux inconnus qui se rencontrent dans un Uber Pool, alors qu’ils passent tout-deux une soirée déconcertante, leur amour respectifs leur ayant fait faux bond. Ils s’échangent quelque peu leurs histoires, mais surtout ils discutent de l’Amour en général.

Loin d’être rébarbative, cette discussion donne une vision plutôt belle et poétique de l’Amour, inspirante.

Je vous invite à le regarder en entier pour réellement l’apprécier. Si vous êtes curieux, vous pouvez aller voir sur la chaîne Youtube de Thibaut Buccellato ses nombreux courts-métrages tout aussi intéressants les uns que les autres dont le thème principal est généralement l’Amour.

Mais si je vous parle en particulier de « Someone, Somewhere », c’est parce que la discussion ne porte pas que sur l’Amour, mais elle parle aussi de la solitude. Et c’est bien cet aspect du film qui m’a marqué, notamment au travers de ces quelques paroles prononcées par le personnage interprété par Jeremy McClain :

We can be alone! That’s the thing.

It’s the society that tells us that we can’t.

[…]
Loneliness can be beautiful.

We have to learn to enjoy it, for what it is, you know.

( On peut être seul ! C’est ça le truc.
C’est la société qui nous dit qu’on ne peut pas.
[…]
La solitude peut être belle.
On doit apprendre à l’apprécier, pour ce qu’elle est, tu vois. )

Ces quelques paroles m’ont amené à me questionner et à réfléchir à ce sujet, pour repenser entièrement cette notion de solitude. Ressentie de manière négative, alors qu’elle ne l’est finalement peut-être pas.

La société a fait de la solitude quelque chose de négatif, puisque que la « norme » établie par la société, c’est la sociabilité, c’est le couple. Être seul est perçu comme un échec social (oui, les célibataires n’ont pas nécessairement envie d’être en couple, cf « La flemme de raconter ma vie sentimentale »). Être seul est tellement mal vu que l’on finit par le croire, alors on cherche désespérément à trouver quelqu’un pour se sentir moins seul. Si on est seul, on se doit de déprimer, on se lamente sur son sort, on se compare aux autres, on s’imagine tel que l’on devrait être. Toute cette négativité nous renferme, nous accable. C’est une spirale négative qui nous rend triste et dépressif, la solitude devient un fardeau.

Et si on changeait complètement de point de vue ? Si on regardait la solitude de manière positive ? Pourquoi s’enfermer dans ce schéma négatif ? La solitude est remplie de possibilités, d’opportunités, sachez les utiliser. Elle peut être positive cette solitude, elle peut être belle. Il faut juste apprendre à l’apprécier.

 

Avoir le temps

La solitude permet de prendre son temps. Avec le confinement, nous avons vu que d’un coup, le temps semblait s’être arrêté. Nous avons été libérés de toute cette pression que l’on subit quotidiennement, où l’on se doit d’être constamment en action. Nous avons été un peu plus seuls, et l’on s’est rendus compte que tout devenait plus calme, plus reposant. Avec la solitude, le temps paraît plus lent. Et c’est incroyable, parce qu’on a même réussi à s’ennuyer, tellement habitués à constamment bouger. Mais avec la solitude, on devient son seul juge, on est libre de gérer son temps comme on le souhaite. Il est alors envisageable de rester là à ne rien faire, au milieu du vide, à attendre que les choses évoluent autour de soi. Si on reste allongé sur le canapé à réfléchir, lire ou écouter de la musique, si on regarde par la fenêtre, les oiseaux qui chantent, les arbres qui frémissent, les gens qui passent, qui viendra nous juger de ce que l’on fait ? Personne ! Faîtes ce que vous voulez !

 

Avoir la liberté

La solitude nous offre un immense pouvoir de liberté. On peut faire ce qu’on veut, personne ne viendra nous juger : choisir de passer la journée en slip, manger des chips pour seul repas (même au petit-déjeuner), se prendre pour une rock-star, danser telle une ballerine, chercher des notes aussi aiguës que celles de Céline Dion (bon, ça dépend quand-même un peu des voisins…). On peut choisir de faire plein de choses, tout comme on peut choisir de ne rien faire : essayer d’être productifs, tout comme passer sa journée devant Netflix. Nous avons cette liberté.

La liberté en étant seul, c’est aussi d’être isolé, on n’a plus à avoir peur du jugement que l’on peut retrouver au contact des autres, on a moins de raisons de se comparer au reste de la société, nos complexes n’ont plus lieu d’être. Si on voit cette solitude de manière suffisamment positive, on peut même réussir à faire disparaître nos tourments et notre anxiété. On a le temps de prendre du recul, de se laisser aller à la réflexion, voire même à l’imagination. On n’a plus de limites, on peut tout imaginer, puisque la peur du jugement n’existe pas. Rien n’est honteux, mêmes nos pensées les plus sombres peuvent s’exprimer, on peut aller au bout de nos idées. Nous avons la liberté de nous laisser aller au gré de nos pensées, de nos désirs, de nos réflexions : on peut aussi bien rêvasser d’amours interdits, débattre de sujets tendancieux, réfléchir au monde, analyser son parcours, se souvenir de bons moments, chercher des réponses, des fois même trouver.

La solitude, c’est l’occasion de savoir qui on est, ce qu’on aime. Avec la solitude, on n’a pas à se cacher de qui on est, on est libre de choisir ce que l’on veut être.

 

Pouvoir évoluer

La solitude, c’est l’assurance de passer du temps avec quelqu’un que l’on apprécie (oui parce que vous vous aimez vous-même, ne l’oubliez pas, vous êtes une personne formidable !). Et ce quelqu’un que vous appréciez, vous allez même apprendre à mieux le connaitre. Vous pourrez prendre le temps de mieux découvrir ce qui vous anime, ce que vous êtes. Et vous verrez aussi qu’avec la solitude, en prenant le temps, on peut alors plus facilement prêter attention à tous ce qui nous entoure. Toutes ces petites choses insignifiantes, toutes ces petites sensations, deviennent des petits bonheurs. Vous découvrirez alors toutes ces choses qui font la personne que vous êtes (votre réelle personnalité). En y réfléchissant, vous vous rendrez compte que peut-être, vous passez à côté de besoins et d’envies qui étaient enfouis. Mais il n’est pas trop tard, puisque vous y avez réfléchi, vous avez maintenant la liberté d’en faire ce que vous voulez. Mais en tout cas, vous savez mieux qui vous êtes, vous en sortez grandi.

Au final, être seul, c’est comme si on vivait dans son jardin secret. Alors imaginez un magnifique jardin, dîtes-vous que c’est le vôtre, admirez-en la beauté, prenez le temps de vous y promener, entretenez-le et cultivez-le, et vous récolterez ainsi les plus beaux fruits !

 

 

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Julch

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