Dirty Dancing : un film féministe

Avez-vous déjà vu… ? DIRTY DANCING !

Au premier abord, vous me direz que Dirty Dancing est un film de midinette fleur bleue qui rêve de tomber amoureuse d’un bad boy au cœur tendre… Eh bien oui vous avez raison ! Mais en creusant un peu, on peut y voir un autre message pas si frivole que ça…

À vous toutes (et peut-être tous) qui avez grandi en regardant Dirty Dancing en boucle, qui avez eu envie de porter un body rose avec un short en jeans et des petites tennis blanches, d’avoir une jupe qui tourne aussi bien que celle de Bébé Houseman et l’impression de danser aussi bien qu’elle et Johnny Castle … le temps est venu de vous libérer de la culpabilité d’aimer ce film car c’est un film réfléchi, construit sur une véritable question qui reste d’actualité : l’émancipation de la femme.

Dans ce film qui est situé dans les années 60, nous constatons que les femmes ont toujours les mêmes problèmes 60 ans plus tard : le droit à l’avortement, le droit d’avoir une sexualité sans être jugée, le droit d’exister sans le regard d’un homme… en gros avoir le droit d’être soi.

 

Petit résumé pour ceux qui ont réussi à passer à côté de ce chef d’œuvre cinématographique !

 

L’héroïne surnommée Bébé, vient passer les vacances d’été avec ses parents et sa sœur dans un centre de vacances près d’un lac. Elle y rencontre Johnny Castle, le prof de danse du centre. Il est beau, libre et rebelle. Elle est « moche », intellectuelle et coincée. Tous les opposent et la danse va les unir.

Bébé veut prouver son droit d’exister en suivant ses propres convictions et son seul moyen va être de prendre le contrôle de son corps par la danse (d’où une B.O. inoubliable …)

Elle aide une nouvelle amie à se faire avorter, apprend à danser pour la remplacer dans son job, couche avec son partenaire de danse, se fait renier par son père (qui la traite de pute car elle se maquille) et se fait larguer par son mec… qui reviendra pour une fin des plus romantique.

Bref c’est un modèle féminin féministe : elle est avant-gardiste et prouve qu’en prenant le contrôle de son corps elle peut s’émanciper du regard masculin et être une jeune fille libre, qui peut parcourir le monde et être belle aux yeux de celui qu’elle aime.

Il est intéressant par ailleurs de faire une petite analyse des noms des héros : « Bébé » s’appelle en réalité Frédérique Houseman (pour la VF). Elle révèle son prénom à Johnny après avoir fait l’amour. Elle dit s’appeler comme un mec et lui répond qu’il trouve que c’est le nom d’une vraie femme. Je reste perplexe sur l’interprétation … est-ce que son perso porte le prénom d’un mec, d’où sa réussite à s’émanciper, ou faut-il un prénom non genré pour être qui l’on veut ? Je n’arrive pas à trancher sur la signification du prénom mais le nom de famille Houseman est tout de même équivoque si on le traduit comme « Homme au foyer » … Et en ce qui concerne notre héros, Johnny Castle… notre prince charmant a son « château » …

Prenez le temps, (re)visionnez Dirty Dancing et voyez la vie autrement !

 

Mon moment favori : trop difficile… je surkifffffffe ce film mais si je devais ne revoir qu’un passage je choisirais le cours de danse où Johnny est sous le charme de Bébé et n’arrive pas à garder ses distances, Bébé le rappelle à l’ordre « Ceci est mon espace de danse, ceci est ton espace de danse… » sur la musique de « Love is strange ».

Scène qui, pour l’anecdote, était une répétition qui a finalement été gardée au montage.

En résumé, (si vous n’avez pas envie de lire l’article), il faut regarder Dirty Dancing pour :

  • son discours féministe,
  • sa B.O.
  • et ses corps caliente !

 

Jen.

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Jen

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One thought on “Dirty Dancing : un film féministe

  1. Bonjour ! Merci pour cet article ! Je milite depuis des années pour faire comprendre que ce film est un chef d’oeuvre.
    La première chose à retenir c’est que la VF baisse énormément le niveau et le message du film. Par exemple, en VO, son père ne lui dit pas “tu as l’air d’une pute” mais “enlève ce truc de ton visage avant que ta mère te voies” (Take that stuff off your face before your mother sees you). Je ne vais pas refaire tout le film, mais ce n’est pas seule réplique qui a été extrêmement mal traduite. De ce fait, on passe à côté de plein de choses essentielles. Et le sens profond en est sensiblement changé.
    Egalement, c’est suffisamment rare à Hollywood pour être mentionné : le scénario a été écrit par une femme.
    Et la BO inoubliable est le résultat de son combat pour obtenir les droits des chansons et morceaux. Car si on écoute bien les paroles, chaque mot correspond à l’émotion de la scène du film qui est jouée en parallèle.
    Last but not least, Johnny ne la largue pas, il est obligé de partir car il est viré à cause de leur relation.
    En VO, le prénom de Bébé n’est pas Frédérique, mais Frances, du nom de la première femme au gouvernement américain. Bon week-end !

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